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Sortir de sa bulle

Dernier chapitre…

À 1h am je devais être à l’aéroport. Mon taxi arrive 45 minutes avant le temps. Je sentais que l’opportunité de faire un transport vers l’aéroport allait en allumer quelques-un. Le gardien m’a trouvé Hector comme chauffeur. Quelques jours auparavant lors de mon déménagement numéro 3 le chauffeur de taxi m’avait avoué qu’il se frottait les mains de m’avoir ramassé. Il croyait que j’allais à l’aéroport.

J’avais mon costume de backpacker sur le dos. Costume que j’avais remis en question. Je commençais à questionner la pertinence d’un sac à dos vu que rarement il est sur mon dos. Le voyage m’a fait mentir. Il a été sur mon dos plus que jamais. J’ai fais un transfert d’hôtel à pied. L’avantage de rues sécuritaires. Je suis parti de chez moi à  pied. J’ai chercher des taxis dans la rue au lieu de l’appeler directement à l’hôtel. Je me vois mal avoir fait cela avec une valise à roulette.

Ça peut donner l’impression que je n’ai pas eu de fun lors de ce voyage et même moi j’avais des doutes.  Mes voyages sont comme une game d’hockey. Je commente plus ou moins en direct. Quand tu écoutes l’analyste d’un match du CH les commentaires ont souvent une couleur. Ça semble être le pire match de l’année et à la fin ils ont gagné. Ou vice versa.

Quelques jours à m’adapter aux Jineteros, une bad luck et peu ou pas de rencontre. Pas un ami FB de plus. Un peu décevant sur ce coté.

Je  savais qu’Hector ne risquerait pas d’être en retard. On part immédiatement. J’ai rien à faire anyway. Mon dernier texte est écrit. J’ai décidé de finir ça avec Lazaro. Le hasard voulait qu’il soit le premier et dernier cubain avec qui j’aurais interagi. Pas d’histoire sur vol de retour. That’s it. Je n’ai plus de jus. Je vais me répéter je suis sûr. Le texte va être plate. Visiblement je ne me suis pas écouté. LÀ c’est le dernier.

Normalement le trajet vers l’aéroport prend 25 minutes. Le chauffeur était tout content de me dire que nous l’avons fait en 15 minutes. Bravo le malade! Le moteur voulait sortir de la Lada! Sortir des taxis cubain est un art. Trouver le morceau de fer qui sert de poignée est un exercice périlleux. Et quand tu le trouves tu dois figurer sur quel sens tirer la patente.

L’attente fut longue pour l’enregistrement. Tu me dis d’être là 3h avant mais toi tu ouvres 1h45 avant! J’ai raté un épisode de Sophie Paquin à cause de cela.

Nous étions 3 dans la file. Je vais pouvoir me coucher dans l’allée pendant le vol! Pas besoin de me demander si j’utilise les trucs de gros ou pas.

J’avais oublié que l’on rejoignais une gang de québécois qui arrivait d’un tout inclus.  Le troupeau arrive. On les voyant, en les entendant, en les écoutant je commence  soudainement à vraiment aimer mon voyage. J’ai réalisé que nous étions pas sur la même page. Eux il voyaient des employés qui dormais dans les kiosques, moi je voyais des employé qui dormait et avaient froid. Eux voyaient que le système de douane cubaine était tout croche moi je voyais le système de douane cubain bien organisé. Eux ils étaient heureux que les gens de leur tout-inclus se forçaient de parler français. Moi je côtoyé des gens persister et m’aider avec mon espagnol. Mon fameux “Caminar solo” que je disais tout en faisant marcher mes doigts dans le vide provoquait toujours un “Ho hablas espanol!”.

Je n’ai pas fait de see-doo, de parachatute ou de kayak de mer. J’ai regardé, jasé et réfléchi. Ça me satisfait. J’en connais un peu plus sur Fidel, Ernesto, Camilo, Jose. Cette photo vu à l’hotel Habana Libre prise par Korda au même endroit il y a 50 ans est fascinante. Fidel et ses comparses sont écrasé dans les divans luxueux de l’hôtel avec leur armes. Le grand-papa de Paris Hilton venait a peine de construire l’hôtel. Les gars sont arrivé et il les ont mis dehors.”Désolée on a décidé de diriger la révolution à partir de hôtel. Go back to Florida.”

J’ai observé comment les cubains vivent sous le régime de Castro. Un gouvernement protège sa révolution et l’autre  tente de récupérer des acquis obtenus par la corruption du régime précédent et d’obtenir des votes de la communauté qui en veulent a Fidel. J’ai vu comment dans se bras de fer une population se débrouille pour contourner les milles et un règlements imposés pour protéger la révolution.

Je me suis dit a certain moment qu’il était temps que j’aille dans un tout-inclus. Quand je suis tombé en contact avec le groupe du tout-inclus je suis sortis de ma bulle et j’ai réalisé que je l’aimais bien cette bulle cubaine. Ce texte a commencé à s’écrire.

1 semaine de baignade pour eux, 10 minutes de pieds dans l’eau pour moi. 1 semaine de brosse pour eux, aucune pour moi.

Ce sont le petits détail d’une scène qui fait que j’aime un film. Quand je me levais le matin et que je descendais au lobby, je saluais le gardien, la fille du desk et la femme de chambre qui chantait toujours. Je sentais qu’ils m’appréciaient. Je voyais une évolution dans notre relation. Pas avec tous mais avec certain oui. Je me plantais debout dans le lobby en conquérant les mains sur les hanches en me disant “A nous deux” ou je mettais mes mains dans le poches laissant entendre ”What’s up!”.

Je suis arrivé à Montréal et “mon” autobus 747 de la STM m’attendait. J’observais les autres touristes qui eux débarquaient à Montréal et je me voyais en eux. Hésitants, un peu nerveux. Pas trop sur de savoir quand débarquer. De mon coté je savais que je débarquais dès le premier arrêt. Je savais où j’allais. Je savais dans combien de temps j’allais être chez moi.

J’arrive au métro Lionel-Groulx. Je remet mon costume de backpacker. J’avais envisager de prendre un taxi mais j’ai décider de terminer comme j’ai commencé et comme j’ai fait la plupart du temps là-bas. Marcher.

J’ai mes 2 sacs et ma mini sacoche de moumoune qui me suis depuis le Pérou en 2005. Dans les mains j’ai une peinture ou l’on voit Ernesto. La dame semblait tellement contente de me la vendre. La surprise dans c’est yeux quand je lui ait dit que je la prend sans négocier. 20$ on s’en fout. Cela va compenser un peu pour tous les CUC que je n’ai pas donné. Tout le lait que je ne suis pas allé acheter et les t-shirt que je n’ai pas donné. Elle m’a rajouté un petit jouet avec cela.

J’arrive au pont de la rue Charlevoix. Je remarque que le canal Lachine est vide. Je vois une image de moi-même qui traverse le pont en costume de backpacker et me dit que j’aurais aimé que quelqu’un puisse prendre la scene en photo. Moi qui traverse le pont. Une photo prise à partir de la passerelle 100 mètres plus loin.

Je suis devant ma porte. Mes clés sont dans ma trousse de poupoune dans le fond du sac. Bravo Eltobito. Un dernière petite erreur sans conséquence. J’espère qu’elles sont vraiment là. Je ne me vois pas arrivé au bureau avec mon stock pour aller chercher mon double. “Hé salut les boys! J’ai perdu mes clés….Daw!”

Pris à défaire mes bagages sur le trottoir, je sors la trousse de peine et de misère. Je l’ouvre pour prendre mes clés. L’odeur de La Havane était emprisonné  dans ma trousse. Elle a pris le temps de taquiner mon odorat et  elle s’est dispersé dans la pointe St-Charles…127.0.0.1

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Jamais, jamais

Chapitre 13…
Je n’ai jamais vu autant de belles filles avec des moustaches. Ici ta moustache tu l’assumes. La fille a l’air de 30 ans et elle a un pinch d’un gars de 16 ans. No problem.

J’ai jamais vu des gens aussi friands de crème glacé. De quoi faire rêver le Mr.Burns du plateau. Tu vois toujours des gens avec des cornets. Il y plein de stand à helados. À Copellia il y a de bonnes files d’attente et il y a un rituel à respecter. Le truc pour éviter la file. Tu vas au comptoir externe qui eux charge en CUC. À ma deuxième visite je suis allé dans la file du peuple. Je ne savais pas que tu payais en Monnaie nationale. Je lui sort mon 5 CUC et c’est comme si je lui avais sorti un 100$ pour un paquet de gomme. Je lui sort mon change. Je pense qu’il a prit un 25 cenne. J’avais 3 boules dans mon plat! Seule affaire..le chocolat est pas assez chocolat

Je n’ai jamais vu un touriste aussi touriste. Je m’étais booker une sortie dans un village voisin pour aller voir des montagnes. Un vieux (vraiment vieux pas quelqu’un de 42 ans) de mon hôtel y était aussi avec sa femme. Le matin il m’avait interpellé en me disant pourquoi tu déjeunes pas en haut ici. Coudonc tu te “cubanise”! Lâche moi avec ton pourquoi. Who are you en plus!

Dans ce genre de connerie de tour guidé crime que tu as l’air nono. Je sais, j’en vois a tous les jours devant ma porte au bureau. Un troupeau qui se suit avec leur kodak. Tu fais colon. Bien lui il a trouvé le moyen d’être le plus colon de nous tous…et de loin!

Premièrement lors de notre premier arrêt on visite un endroit où il font de l’alcool. Ensuite on nous offre un deal sur l’achat de cigare. Mais on s’en va voir un endroit où ils vont en faire justement. Il y en aura aussi à cet endroit assurément.

Et bien le con a décidé d’acheter des cigares aux mecs dans la rue. Tu as du te le faire offrir 100 fois depuis que tu es arrivé! On le voyais tous du bus à magouiller avec les gars. Tous le monde ce regardaient avec écrits dans la face “Qu’est-ce qui fait là”

Plus loin il acheté un casque en bamboo vert ou qqchose de la sorte. Ok comme souvenir mais tu porte pas ça. Il se promenait tout fière avec son casque. Tu vas le mettre comment dans tes bagages? Enteka.

A chaque fois qu’il y avait une niaiserie a acheter il achetait. Faire une tour de boeuf, payer un tour de vache à sa femme. Bah en fait il se paye la traite. Ça fait ti-coune mais d’un autre coté “who cares”. J’ai bien aimé quand je l’ai revu plus tard. Il m’a dit : ” J’ai oublié les cigares dans le bus”

Jamais j’aurait cru que je tomberais fan de “Les hauts et le bas de Sophie Paquin” à Cuba. Sur TV5. Toutes les émissions du poste sont sous-titré en espagnol sauf celle-là qui est sous-titré en…français! Come on!

Jamais jurais cru que je bouclerais la boucle autant à ma dernière journée à Cuba. Je suis assis confortablement sur la terrasse a manger et qui je vois pas arrivé? Lazaro! Comme à mon premier jour ici. Il me sers la main.

- Hé ça va. Tu n’était plus à cet hôtel me semble?
- Non j’étais ailleurs. Toi encore en vacances?
- Han?
- Laisse faire

Je lui dit que je pars dans quelques heures.

- Tu es ici seul?
- Oui
- À qu’elle heure tu pars?
- Minuit
- Viens chez nous dire salut a ma soeur

C’est le jour de la marmotte ou quoi?
Je refuse l’invitation et lui fait croire que je vais me couché avant de partir. Il se pousse. Je commence a être bon! Ce que 11 jours à La Havane fait dans la vie d’un gars. J’ai perdu mon innocence.

Jamais j’aurais cru que le commentaire d’une amie me semble aussi pertinent. Elle m’a dit tu vis dans le moment présent. Ça a du sens. J’ai jamais rien à dire à ma mère quand elle me demande qu’est-ce qu’il y a nouveau. Ça fait 34543 fois de suites que je lui dit “rien”. À mes collègues qui me demande “Pis ta fin de semaine?” Ça fait 324 fois que je répond “pas pire”. Et aux gens qui vont me poser “pis t’es vacances?” Je vais répondre surement “correct”…

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Les mains et les sons des cubains

Chapitre 12 …
Les cubains utilisent leurs bouches et leurs mains différemment de nous
Méninge: Quoi tu veux un “balabalaba”

J’ai oublié de dire que dans les rues de La Havane ça siffle. Ça siffle pour te dire de te tasser, ça siffle des mélodies, ça siffle sûrement pour dire aux autres “Attention voici le gars sans cellulaire.” Ils sifflent  sans les doigts et ça sonne fort.

L’autre bruit qu’ils font c’est un genre de “ssshhhhh”. Ils font cela quand il veulent attirer ton attention. Les sifflements et les “sssshhhh!” tu les entends partout, toujours, tout le temps. J’aimerais avoir un “sshhhhh” aussi fort quand je veux signifier a quelqu’un au ciné de fermer sa gueule.

Je ne sais pas si le film “The Matrix”  à joué à Cuba. Assurément. Les cubains ont dû par contre rater le  sens d’une scène. Celle où Morpheus défi Neo à retourner se battre durant l’entraînement de kung fu. Le geste de la main qu’il lui fait est un classique maintenant (à 57 secondes dans le video).

Ce que j’ai remarqué ici c’est que les Cubain n’ont pas le même geste pour nous dire viens ici. Les doigts sont vers le bas au lieu de vers le haut et le pognet est cassé. Pour démontrer que quelqu’un est moumoune ou efféminé c’est ce signe que l’on fait ici au Québec. Lazaro me l’a fait quelques fois et ça m’a pris du temps à comprendre. On s’entend que si la fameuse scène de The Matrix version cubaine existait, la défiance serait pas mal moins convaincante. Morpheus qui fait le poignet cassé…

Il y a aussi les questions des cubains. En fait LA question des cubains. Pourquoi? Le nombre de fois que je me suis fait dire “Pourquoi?”

- Tu es aller a tel place?
- Non
- Pourquoi?

Parce que. Parce que actuellement ce n’est pas a l’horaire. Parce que je verrais plus tard. Parce que je ne suis pas pressé. C’est quoi ce pourquoi qu’on me sert toujours.  J’essaie de leur dire qu’il n’y a  pas de presse mais j’ai comme l’impression qu’ils ne comprennent pas. Je suis nord-américain, c’est moi qui est supposé être stressé pas vous. Le cubains me sorte la conclusion suivante:

- Tu n’aimes pas ça

Si je suis pas aller a Trinidad c’est que j’aime pas ca. Si je ne suis pas avec une fille c’est que je n’aime pas ca, etc.

Non! C’est pas que j’aime pas ça  je prend mon temps. Je décide au jour le jour…et je ne suis pas gai! “No problem”

Prendre mon temps n’est plus ma réalité. Mon départ est imminent. Je dois me mettre en mode touriste. Le vrai touriste. Exemple allé dans la vielle Havane pour vrai. Pas juste faire du repérage comme j’ai fait depuis le début. Ça doit faire comme 10 fois que j’y vais mais j’arpente les rues comme un montréalais qui va dans le vieux mtl. Il ne regarde pas vraiment les édifices et autre patentes qui intéresse les touristes. Il fait ça petite affaire.

Toutes le choses qui m’ont fait décidé de partir plus tôt sont disparue. Comme elles sont disparu et bien…je me dit que j’aurais dû garder la même date de retour.  Enteka. C’est fait. On avance.

J’ai louer un coffre au Colina pour mettre mes choses “précieuses”. J’y met des cartes, du cash et mon passeport. Depuis que je suis arrivé je mets mes choses dans des coffres et je me suis toujours demandé ce qui arrivait si je perdais la clé. Je pose la question. Réponse:

- Tu perds la clé tu perds le stock

Quoi? Mon passeport est là-dedans. Je perd la clé, je perd le passeport.  Aussi bien de traîner le passeport. Plus dur à perdre qu’une clé. Se faire voler son sac avec la clé ou avec le passeport c’est du pareil au même.

Ça peut arrivé que quelqu’un essai de te voler ton sac. Oui oui ça se peux!

Je me concocte quelques stratégies. Aussi bien de cacher la clé dans la chambre que de la traîner avec soit. S’il y a un vol dans la chambre, une clé c’est dur a trouver. Mes autres choses vont servir de diversions. J’en profite aussi pour cacher un 40$. C’est mon argent de taxi vers l’aéroport. Au cas où je me fais laver.

Des cachettes, des backup, des pièges. Je suis prêt.  Oh toi voleur! Je te pointe et je te fais le poignet cassé.

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Une fois c’t'un gars…

Chapitre 11…

“Partir en voyage seul je ne le ferais pas.” Ça c’est ce que mon buddy de toujours m’a déjà dit. Il a quand même fait la Californie sur le pouce ce que je ne suis pas certain que j’aurais fait cela.

Voyager seul c’est accepter quelques faits comme:

Risquer de ne pas te faire d’autres amis durant ton voyage et être vraiment seul.

Tu ne peux pas aller te baigner parce qu’il n’y a personne pour surveiller ton stock.

Te retrouver la bouche pâteuse à 4h pm comme si tu venais de te lever parce que tu as parlé à personne.

Avoir personne pour te pousser dans le cul à faire des choses que tu hésites.

Être moins consciencieux sur certaines choses car ça ne concerne que toi.

Risquer d’avoir de longues soirées à te demander quoi faire.

Avoir personne pour s’encourager, pour te challenger, pour se dire “Go on est capable” ou pouvoir prendre des risques encore plus grand.

Voyager seul ça permet de ne pas avoir d’horaire précis. De bloguer sans cesse et être dans ta bulle ce qui serait ennnuyant pour quelqu’un qui t’accompagne.

Voyager seul ça permet de te virer sur un 10 cennes.

Jamais je n’ai eu de misère à me trouver un endroit où me loger et l’idée de me retrouver dans la même situation la semaine suivante me fait chier royalement.

J’avais décidé de rester à La Havane. Premier virage sur un 10 cenne. Il y a tellement de choses à voir et je n’étais même pas embarqué dans le volet culturel. Sans compter la boxe que je voulais voir, p-e du baseball, du cinéma….name it!

Mais, bien que mes chums s’amusent depuis des années à m’appeler l’itinérant, mon futur statut de SDF pour le week-end m’incite à aller voir si je peux changer de vol. J’ai personne pour me brasser, pour me dire “criss de moumoune” ou pour me challenger sur ma décision. J’ai changer mon vol.

L’aspect culturel sera pour une autre voyage. Deuxième virage sur un 10 cenne.

La seule chose culturel que j’ai vu à date c’est de l’humour. Un petit peu con, je m’étais dit que ce serait intéressant de voir ce show d’humour. J’ai même pas pensé que je ne comprendrais rien!

Ça ressemble à quoi un humoriste cubain? À un Claude Blanchard qui parle espagnol. Par contre il faut remplacer le “Badaboum Tchi!” après un gag  par une onomatopée. Un genre de “Balabalaba” enregistrer avec un petit rythme latino entremêlé.

Décidément ce rythme latino est partout. S’ils pouvaient slaquer sur la cloche à vache ce serait bien. Je ne suis pas pro de la musique mais la criss de cloche à vache…me semble qu’elle est de trop.

Je suis retourné au même endroit qq jours après et il y avait encore un show d’humour. Un trio cette fois-ci mais toujours les “balabalaba” après les gags et toujours un canadien qui comprend rien.

Comme c’est un bar dans un hôtel, les gars ont demandé aux gens d’où il venaient. Mexique et PortoRico genre. Les gars ne cessent de faire des farces avec les gens sur leur pays de provenance.

Moi je suis bien caché dans le fond. Je ne veux pas me retrouver sous les feux de la rampe. Ma  phrase est prête “Canada, no hablo espagnol”.

Les gars s’acharnent sur les portoricains devant moi. Je me fais tout petit derrière eux.

Méninge : Comme si c’était pour marcher

Tout à coup je vois 3 doigts qui  pointent. C’est les 3 humoristes. Ils disent une série de mots. Je ne réagit pas. Ils recommencent. Je réalise qu’ils me parlent. Je le regarde en me pointant et je dis “moi?” J’espérais que les doigts pointent les gens devant moi. La nervosité s’empare de moi. Ma phrase est prête, je cris “Canada”.

Il semble troublé. Visiblement ma réponse n’a pas rapport.  Ils me servent un genre de “ouuuuuin okkkkkk…”

Méninge : C’est le temps. Sort le reste…allez!
Eltobito : Eu oui, ok donne moi un décompte
Méninge : Ok a Go! Un…deux…tr…

“NO HABLO ESPAGNOL!”

Ils m’ont ignoré le reste du show…pas  de “BALABALABA” pour moi…

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Sans domicile fixe

Chapitre 10…

Je quitte enfin l’hôtel que je n’aime pas. Heureusement la rencontre avec l’insecte gros comme une souris a eu lieu le dernier soir.

J’ai décidé de grimper en grade au niveau hébergement.  Mon quartier général est l’Hôtel Seville. Il y a du WIFI. Je peux donc écrire sur mon Ipod et envoyer ça sur le net. J’ai travaillé fort pour trouver cela. Je cotoie donc le fantôme d’Al Capone quotidiennement. Il aurait régulièrement habité ici. Mais le Séville est cher  et donc l’endroit où je dors est juste a coté. Je dors au  Parkview et je vis au Séville. Là je suis bien. Le hic c’est que je ne peux que rester 2 jours. On me sacre dehors. L’hôtel est plein pour la fin de semaine.  Moi je voulais y rester jusqu’à la fin de mon séjour.

Je commence à être tanné de faire et défaire mes affaires. Ça fait quelques jours que j’ai décidé que je ne quitterais pas La Havanne. Il y a plein de chose à voir. Sauf que je me trouve à déménager tout le temps. Suite au vol je suis à la recherche de stabilité. Je m’installe à quelque part et je ne bouge plus de là. Sauf que ça ne semble pas possible pour le moment.

Pour le jour de ma fête, j’avais comme but d’aller à la plage. Je ne suis pas de type plage mais être sur une plage le jour de mon anniversaire serait une première. Jamais dans le monde entier un Eltobito a eu les pieds dans la mer le jour de son anniversaire. Jamais! Je me rend donc à Playa del este. Fait beau, fait chaud, la mer est bleue et il n’y a pas un chat.

Cela fait deux jours que j’ai des problèmes d’intestins. Un classique dans mon cas. Jamais malade à Montréal, toujours malade en Amérique latine. Ça presse mon affaire et je dois trouver un hôtel au plus sacrant. J’en trouve un. On me refuse l’accès. C’est un “resort”. Monsieur dit que je ne fais pas partis de la gang! Mange de la marde! Je vais le dire a ton cousin vancouverois que tu n’es pas fin!

J’en trouve un autre. Je me fais discret et me faufile vers la salle de bain. Je ne sais pas si j’ai le droit. Mais, ce que je sais, c’est que je n’ai pas le droit de chier dans mes culottes. L’urgence terminée je vais dans le lobby comme si de rien n’était. Comme je suis un futur sans abris,  j’en profite pour demander au desk s’il y a des chambres de libres pour 7 jours au moins. C’est réservé jusqu’au 14. Je m’y attendais un peu. La plage est drette là.

De retour  à La Havanne. Je commence la recherche d’un domicile. Le but est d’avoir quelque chose jusqu’à lundi minimum. Essai numéro 1…fail. C’est plein. Essai numéro 2…fail. J’opte pour des endroits plus luxueux. Fail, fail, fail. Ok le Seville à 150$ la nuit. C’est ma fête après tout. Fail. C’est le 6ème que je fais. C’est plein partout pour la fin de semaine.  Je retourne à mon hôtel actuel. Je me dis que je vais trouver quelque chose dans le quartier Vedado et revenir Lundi au ParkView pour  toutes les journées qui me restent à Cuba. C’est mon setting idéal!

- Ok Mmm, je sais que c’est plein pour la fds mais j’aimerais réservé de Lundi à Lundi.
- Mmmm C’est libre que de Lundi à Vendredi
- Mierda!

Ok le pattern veut se répéter pour la semaine prochaine. Je vais sur internet pour réserver les 4 jours de la fin de semaine à mon premier hôtel Le Colina. Ça marche. Je ne passerais pas la fin de semaine sur un banc de parc. C’est moi ou j’ai plus de chance quand je passe par internet? J’ai comme l’impression que quand je me pointe en personne je n’ai pas de crédibilité. Au Parkview y veulent rien savoir de ma carte de crédit. Pourtant l’hôtel est full pour la fin de semaine. C’est quoi les gens ont réservé en donnant leur nom et c’est tout? Il y a une affiche de carte crédit dans la porte bordel…enteka

Le doute s’installe. Ça ne m’intéresse pas de rester toutes la semaine  au Colina, mes intestins font des siennes depuis 2 jours et je suis tanné de déménager. Ce sera mon 3ème déménagement et il y en 2 autres en perspective. Passer son temps dans la même ville et déménager 5 fois c’est moyen….Ma cie d’aviation est tout près de mon hôtel. Je me demande si…

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Il n’y en a pas de problèmes

Chapitre 9 ….

La “gang” du quartier m’a baptisé. On m’appelle Canada. Malgré qu’il y ait des gens partout, je croise toujours les mêmes. Ce qui veux dire que le mec qui est train de jouer à Angry Bird sur mon téléphone m’a sûrement croisé depuis le vol. Il est là à me surveiller. Il se dit “Mon poisson est encore dans le coin. Il est tellement con qu’il doit traîner un Ipad”

Je me demande si tous les cubains qui ont un cousin à Vancouver est finalement le même gars pour tous. Il fait parti d’une immense famille. C’est LE cubain de Vancouver. Si c’est juste un gars, je pars pour Vancouver lui donner une baffe.

- Tant que ton cousin ne m’a pas ramené mon cellulaire je frappe.
- Oui mais je ne sais pas comment le rejoindre Mr. Eltobito
- J’ai son numéro!

Il y a  ce mec sympathique proprio d’une casa particular. J’aurais bien été rester chez-lui mais je ne sais pas trop…les casas ne m’allume pas malgré le fait que je suis sûr que l’expérience serait super enrichissante.  C’est con de ma part. C’est peut-être le fait d’être dans leur intimité qui me dérange. Ou le fait que les édifices semblent sur le point de s’écrouler.

Convaincu que j’étais cubain, le mec de la casa  me jasait cela comme jamais. Ça lui a pris qq  minutes pour comprendre que je n’étais pas un local. Il représente les cubains que j’aurais aimé voir plus souvent.

Ma compréhension est la suivante. Il y a 2 groupes. Il y a les enjôleurs. On les nommes  jineteros selon le Lonely. Ils semblent sans emploi mais te font croire qu’ils ont un métier. Ils  harcèlent les touristes pour ce faire payer des choses. Il y a aussi les cubains qui ont un emploi. Ceux que je vois vraiment travailler. Il y a en des sympathiques et d’autres que tu dois travailler pour leur soutirer un sourire. Ils ont une attitude totalement différente  envers les touristes. Ils font leur petites affaires et je suspecte qu’ils évitent le contact avec les touristes pour ne pas être associé aux jineteros. Théorie de Eltobito probablement mauvaise.

Je m’interroge sur l’honneur cubain. Pourquoi le groupe qui fait sa petite affaire laisse faire les autres qui harcèlent. Pourquoi un groupe observe l’autre sans intervenir. Un moment donné qq doit se lever et dire “Heille ça n’a pas de bon sens. Nos naïfs de clients se font enjôler et nous ne réagissons pas”. Entre le gars qui fait ça petite affaire et celui qui te suis et te gosse pendant 100 mètres lequel tu vas te rappeler le plus à ton retour au Canada ?

D’ailleurs je me demande s’il n’y pas pas des séminaires de jineteros et jineteras. C’est cela! On est dans la basse saison et ils sont en formation. Le meilleure moment pour apprendre avant le gros rush de l’hiver. Je suis un cobaye. Ils pensent tous que je suis là pour les former. J’imagine une de leur séance.

“Ok gang, voici le scénario pour cette année. On a des frères dans le pays de la victime. On a un faux métier et on dit qu’on est en vacance. Tu sers la main de la victime. Si elle t’ignore arrête pas, il va finir par casser”

“Vous les filles. les jineteras, vous avez un enfant. Le père a plein de maîtresse et vous l’avez quitté. Vous avez aussi de la famille dans le pays de la victime  et êtes en vacances.  Faites vous payer de la bière. Votre phrase clé est ‘on a qu’une vie à vivre et demain est un autre jour’. N’oubliez pas, vendre son corps c’est normal. Ya rien là.”

Allez la gang tous en choeur

“No problem, no problem, no problem”

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Je lag, tu lags, il lag

Chapitre 8….merci Sandra

Ça fait trois jours que je suis à cette hôtel que je n’aime pas vraiment. Je ne l’aime pas parce que je me suis fais voler dans ma face. Je ne l’aime pas parce que il est impossible de traîner dans le lobby sans te faire achaler et je l’aime pas parce que je suis tombé face à face avec un insecte de 5 cm qui court plus vite qu’un chat.  Quand tu écris  les mots insectes et courir dans la même phrase c’est que tu frôles le mammifère.

Il n’a tout de même pas réussis à résister à ma fameuse attaque de la serviette. Preuve que je suis moumoune, j’ai envoyé la bête assommée dans le couloir à 10 pieds de ma porte. Puis, 5 minutes plus tard,  je me suis mis a douter.  J’ouvre la porte à peine et j’observe si elle reprend vie. Je ne prend pas de chance. Je retourne pour la pousser encore plus loin. Au cas où elle reprenait ses esprits, qu’elle retrouve son chemin et se venge de son agresseur et se faufilant dans son lit.

Ce fameux vol de cellulaire a créé des liens entre moi et le gardien.  Un homme d’un certain âge assurément incapable de courir après le voleur. Il se sentait tellement mal. Il ne cessait de s’excuser.  Lui et la réceptionniste voulait que je parle a la police…..Heu non. En Amérique Latine tu évites la police. Et j’ai rien vu de toute façon.  Le gardien est même revenu frapper a ma porte de chambre pour s’excuser. Première fois que cela arrive a l’hôtel. La tristesse de son visage me laisse le croire.

Je me suis retrouver à devoir les rassurer. Dans ma réalité de canadien c’est pas si grave. Tant que j’ai mon passeport et Sandra pas loin. Elle est mon contact avec ma vie là-bas. Elle sait quand je reviens, elle surveille mon appart, c’est elle que l’ambassade va contacter en cas d’ouragan.

De mon coté je suis resté plusieurs minutes assis là à fixer le vide.  Petite commotion dans le lobby, je ne parlais à personne malgré que les gens venaient me poser des questions. J’avais un score parfait en voyage sur ce coté. Ce qui m’a le plus déstabilisé ce n’est pas le fait qu’il y ait plein de donnée personnelle là-dessus et que l’appareil valent plusieurs centaines de dineros.

Ce qui m’a le plus déstabilisé c’est de me faire attaqué et d’être tellement surpris que j’ai figé. De réaliser que je ne peux pas tomber enragé sur le moment.

Une fois à Montréal j’ai arrêté un voleur au centre-ville. Pendant 5 minutes je me contentais de le maîtriser mais il persistait à ne pas comprendre qu’il ne pouvait pas partir. Il ne réalisait pas que ce n’est pas parce que je ne le brassais pas que je ne pouvais le faire. J’essayais juste de comprendre s’il était un voleur ou un agresseur.

Au bout de ses 5 minutes et multiples tentatives d’échappements du gars je me suis tanné et j’ai décidé de lui montrer que s’il voulait partir il devait en donner plus. Je lui ai mis les genoux sur le thorax et commencé à l’étrangler. Après 45 secondes j’ai réalisé ce que j’étais en train faire et me suis dit que peut-être que j’y allais trop fort. L’étranglement était un ti-peu extrême.

C’est ça mon temps de réaction? 5 minutes et ensuite j’étrangle? D’un extrême à l’autre.  Bravo. Méchant protecteur. Si j’avais eu des jeunes avec moi ou une copine. Ils ne sont pas en sécurité du tout.

Toutes ces années a me faire dire par mon père que je n’étais pas assez agressif dans le ring….il avait raison.

Cerveau : Du calme le grand
Eltobito : Heille toi! Le mini doute tant qu’ a ma position dans le lobby que j’avais, tu aurais pu le prendre plus en considération
Cerveau : Tu aurais fait quoi si tu avais réagit plus vite? Courir après?
Eltobito : Oui. Je l’aurais rattrapé sur 50 mètres j’en suis sûr.
Cerveau : Eille le cave. Courir dans ses rues pleine de trous et dans la noirceur. Tu serais en béquille en ce moment.
Eltobito : Bon point. Mais ça fait “je justifie mon inaction”
Cerveau : Et de face à face, la réaction aurait été différente. Ton voleur de Montréal que tu croyais agresseur tu as réagit en 2 secondes.
Eltobito : Mouias mais…
Cerveau : Tête dur

Piteux je vais me coucher. Piteux je me lève tôt. Objectif : Trouver internet et gérer le vol. J’ai une arme secrète…Sandra. Je sais qu’elle va répondre dans les minutes qui suivent. L’avantage d’être techno. Je la connais, je connais son emploi du temps, c’est elle qui va m’aider.

From : Eltobito
To : Sandra
Message :
Bon je me suis fait voler mon cellulaire dans les mains en plus! Peux tu envoyer un SMS “GO PREY” pour désactiver le téléphone

J’avais vu juste. En 3 minutes tout était fait et elle me fournissait des infos de Bell complémentaire.

Après réflexion le GO PREY qui active la….désactivation est inutile car mon cellulaire ne marchait pas à Cuba. Je prie que le mec ne trouve pas la forme à dessiner  pour  déverrouiller l’écran et qu’il se formate après une dizaine d’essai. Quoique se satané Boulerice l’a déjà trouver une fois….maudit doigts graisseux!

Meninge : Bon t’es mieux là
Eltobito : Ouais ça va. Elle a trouvé la petite blague qui m’a remis dedans
Méninge : Ha oui son “Calvaire dans tes mains malgré ta face de tueur”
Eltobito : Yep. Mais une face de tueur ça ne sert a rien de dos.
Méninge : Ouin ouin de dos c’est ça….Mr je lag.
Eltobito : Fuck you!

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The Writer

Chapitre 7…

J’aime les lobby d’hôtel. J’aime m’asseoir et regarder la circulation.  Ici je fais la vie de pacha par procuration. Le lobby de mon premier hôtel est ordinaire mais ici les lobby des grands hôtel sont accessible à tous. Je les fais tous et en plus ils ont tous une histoire. Le Habanna Libre, Le Séville, le Parque Central, le Ingleterra. Je les fais tous car j aime l’ambiance et j’ai compris que l’internet est là.

Toujours dans ma période de gars en tabarnac, j’étais assis dans le lobby poche de mon hôtel et je remettais en question la pertinence de bloguer. Ça donne rien, c’est poche, pkoi faire ça pour 2 lecteurs. J’ai tellement peur de me répété. Je doute de moi au max. Et en plus je déteste la qualité de mon français depuis des années.

Pas surcroît,  ça ne me tentait pas de parler de l’épisode Lazarro. Trop en criss après moi et ça me tente pas d’avoir l’air cave.

Je n’avais pas encore trouvé d’internet et je n’avais pas encore réalisé la présence de lobby de grand Hôtel  autour du mien. 

Finalement, je comprends que je suis a coté du Habana Libre. Hôtel super chic qui a servis de quartier général à Fidel lors de la Revolucion. Le rôdeur de La Presse m’en avait parlé.

L’ambiance, l’espace, le calme malgré la circulation et la découverte d’une connexion internet me permet de finalement commencé le Chapitre 1. Je donne au Writer une chance. Satisfait de sa job, le Writer se réconcilie avec son blogue et avec Eltobito.  La réconciliation du Writer avec Eltobito a permis à ce dernier de ne plus être en tabarnac.

Le lobby de mon 2ème hôtel est mieux que mon premier coté ambiance. Ça circule a souhait malgre le fait que ca sent la juneteras a plein nez. J’ai quitté le quartier Vedado pour le quartier Centro Habana.

En soirée le Writer décide d’essayer une nouvelle stratégie d’écriture préparé avant son départ. Durant les autres voyages le Writer s’installait  dans un café, un bar, un lobby ou une terrasse et écrivait dans  un cahier pour ensuite le taper le plus vite possible sur l ordi car il paye à l’heure.

Pour ce voyage le Writer a un petit clavier Apple Bluetoth reconnaissable par son Ipod et son cellulaire. Le défi sera de sortir le texte de l’appareil. Pas trouvé de WIFI encore. C’est pour cela que le Writer n’avait pas encore essayé son setting.  Il doit quand même essayer si taper de cette façon sera OK.

C’est ce soir que ça se passe. Le Writer s’installe dans son lobby d’hôtel. Le gardien de l’hôtel le regarde d’un air surpris. Le Writer  lit sa pensée. “Il fait quoi le con”.  Il choisit le cellulaire pour faire son test.  Il est assis de dos à la sortie près de la porte. Il voit tout le lobby de son hôtel. Petit lobby on s’entend. 

Clic sur le clavier. Une lettre apparaît. Cli, clic. 2 lettres de plus.  Cli, cli, clic. Ça lag un peu et j’ai des problèmes de majuscules. Android et Apple pas full compatible. Pas grave, je test.

Le Writer fait le vide. La mélodie du clavier se fait aller.  Si ça va bien je vais gagner du temps et passer moins de temps dans les accès internet.

Clic, clicliclic, clicliclic, clic. Le Writer a son air d’alle. Le Writer ne sait jamais vraiment où il va aller et ce surprend régulièrement lui-même. Il aime le chemin qu’il prend. Il sait qu’il sourit. Si quelqu’un le voyait il croirait qu’il lit mais en fait il écrit. 

Je suis au jour 3 de mon voyage et les textes du Writer en sont encore aux douanes canadiennes. Comme il ne sait jamais comment cela va finir,  il peut aussi bien résumer 3 jours dans un texte ou juste parler d’une marche de 2 coins de rue.

Les clics sont rapides. Il est  en feu. Il n’a plus conscience de la circulation du lobby.  Texte 2 is down. Il commence le 3. Peut-être qu’ils vont rester pris dans le téléphone  s’il  ne trouve pas de WIFI. Clicclicclic, cliclicclic. Ça va vite dans sa tête. Ça fait au moins 1 heure qu’il tape. En fait il a perdu la notion du temps. Texte 3 is down. Ça fait longtemps qu’il écrit mais il décide de poursuivre. Il entame le texte 4. 

Clicliclic, clicliclcic. Ça va à 100 miles a l’heure. Ça fait des minutes que ça va a 100 miles à l’heure. Soudain tout ralentis….

Le Writer entend un bebing-bebang derrière lui. Tout est au ralentis maintenant. Il vois une main arriver derrière lui. Il voit la main  apparaître sur son téléphone. Il voit son téléphone quitter sa cuisse où il était bien installé. Le Writer encore en mode freinage voit tout au ralenti. Il commence à comprendre la raison du bebing-bebang. C’est le bruit que la porte du lobby fait quand on l’ouvre rapidement. Le temps de comprendre le bebing-bebang le téléphone a disparu de sa cuisse. La mélodie du clic prend fin abruptement. Il est figé.  Le Writer, la fille du desk et le gardien n’ont vu qu’une ombre déguerpir.

- Erreur 2 is on duty
- contrat de Bell is still alive
- texte 2 et 3  are dead

Jamais le Writer pourra ses 2 derniers textes sur son blogue. Il ne sait plus de quoi il parlait.  Le Writer ce surprend encore lui-même. Il tremble.  

Dans les rues de La Havanne, quelqu’un se promene avec mon cellulaire

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Dans les rues de La Havane

Chapitre 6…

Le centre-ville de La Havane est divisé en 3. Vedado, Centro Habana et Habana Viaje. Disons que dans un contexte de Montréal ce serait. Plateau, Cote-des-neiges, Vieux-Montreal.

Une marche dans le Centro Habana est veritablement un bain de foule. Quartier résidentiel où les gens prennent littéralement la rue. Expérience rare à vivre en tant que touriste car il est possible de circuler dans le quartier sans être en danger. 

Ici, bien qu’à première vue cela semble risqué de s’engoufrer dans le labyrinthe du centro, le faire permet d’avoir la “vibe” de la ville. Pas de grands boulevards et des édifices d’une autre époque qui sont au bord de ruine. S’il devait avoir un tremblement de terre…

Dans les rues de  La Havane, dès que tu t’éloignes des repères tourisques tu te fond dans la foule.

Dans la rues de La Havanne, en matiné, tu entends les cris des enfants qui sont dans leur école et tu peux les voir assis à leur bureau en train d’apprendre

Dans les rues de La Havane les portes des logements sont ouvertes et tu vois les gens regarder la télé

Dans le rues de La Havane tu lèves les yeux. Il y a autant d’action aux balcons du deuxième et troisième étage qu’au niveau de la rue

Dans les rues de La Havane les voitures des années 50 déambules mais doivent se faufiler parmis les piétons

Dans les rues de La Havane une femme sur le trotoir a une conversation avec son amie qui est au balcon du 3eme étage

Dans les rues de la Havane tu te fais réveillé par un coq

Dans les rues de la Havane, quand tu as mis ça clair que tu ne cherches pas de filles ou que tu embarques pas dans les magouilles  les gens te disent “Salut Canada” quand ils te croisent

Dans les rues de La Havane la corde à linge est reine

Dans les rues de La Havane la pluie fine de l’après-midi semble rendre la rue encore plus vivante. Comme si les gens devaient reprendre les 20 minutes perdu a attendre que la pluie  cesse

Dans les rues de La Havane les rayons de  soleil qui filtrent la pluie rendent la rue encore plus belle

Dans les rues de La Havane les chevilles sont misent à dur épreuve. 

Dans les rues de La Havane les enfants envahissent la rue après l’école

Dans les rues de la Havane il fait noir le soir. Très noir. Mais les gens y sont encore présent et “Canada” peut y circuler

Dans les rues de La Havane tu croises des chariots de bois transportant de la nourriture qui sont  pousser manuellement

Dans les rues de La Havane il y a des fous qui crient et  des Jesus freak comme à Montréal

Dans les rues de La Havane les rythmes de la Salsa  jouent jusqu’à tard la nuit

Dans les rues de La Havane tu entends du techno et ça fait du bien quand tu n’est pas fan de musique latino

Dans les rues de la Havane une voiture qui en tire une autre à l’aide d’une corde…tombe en panne

Dans les rue de la Havanne les gens sortent leur chaises sur le trottoir

Dans les rue de La Havane ont te demande d’aller chercher du lait ou si tu croises un gars de ta grosseur on te demande un t-shirt

Dans les rues de La Havane dès que tu t’approches des attraits tourisque ont te sert un trio cubain.

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