Chronique féline 5 – Le Padawan de Papineau

J’ai vérifié dans le champ de fleurs en avant, j’ai risqué ma vie à 2 reprises en allant voir de l’autre côté de la rue. Je suis aussi allé voir en arrière à plusieurs reprises. Rien à faire. Je ne trouve pas Elizabeth.

D’habitude quand je sors en arrière, j’en profite pour niaiser le chien d’à coté. Mes humains se plaignent toujours qu’il ne cesse de hurler. Comme mes humains sont mous et n’osent pas trop exercer leur autorité et être chefs de meute, ils le laissent faire. Je me dois donc, me charger d’être le chef de meute. Anyway, tous savent que quand chiens et chats cohabitent, nous sommes toujours les chefs de meute.

Les chiens sont tellement niaiseux. Toujours à la recherche de l’approbation. Pas capable de gérer sa gamelle. Pour eux, une gamelle doit être vide…même si tu n’as pas faim. Ils doivent se faire garder si les humains partent 3 jours. Ils ne comprennent pas le rôle d’une litière, ça leur prend des jours à comprendre qu’il ne faut pas faire caca dans la maison. La seule chose qu’ils comprennent vite c’est qu’ils ont un nom. Comme c’est la seule chose qu’ils comprennent, quand un humain prononce leur nom ils virent fous, sautent partout, font des 360, bavent, etc. C’est une honte pour la communauté des animaux de compagnie. Moi quand on me cri « Papineau ! », je ne vire pas fou. Même que je fais semblant de ne pas entendre leur appel.

Ouias c’est bien beau de faire l’indépendant sauf que là ça me revient dans la face. J’aimerais bien qu’Elizabeth réponde à mes appels. Elle met mes enseignements en pratique. Je lui ai tout montré. Dès son arrivée à la maison, elle m’a approché. Normalement quand je rencontre un autre chat, nous jouons a « Je te tien par la barbichette » version chat. C’est-à-dire que nous nous mettons en position d’attaque et nous nous fixons les yeux. Personne ne bouge. On peut rester comme cela pendant 20 minutes. Le premier qui bouge perd. Il doit concéder la victoire en détournant le regard, s’asseoir et se lécher le tour de la bizoune.

Elizabeth et Papineau. La Padawan et son maitre.

Elizabeth et Papineau. Le Padawan et son maitre.

Quand Elizabeth est arrivée, il était évident que je ne pouvais pas la défier à ce jeu. Je n’affronte pas des enfants tout de même. Comme Apu lui crachait dessus, elle a vu en moi un protecteur. C’est alors que mon humain c’est exclamé « Regarde c’est le Padawan de Papineau ». C’est ainsi qu’elle devint mon apprentie.

Je lui ai montré l’art du combat, de la chasse et de l’occupation de territoire. Je lui ai aussi enseigné comment rester cool quand tu te pètes la gueule, comment imiter les chiens en ramenant la balle ou en accueillant les humains à leur retour du travail et comment s’affirmer en étant celui qui mange en premier. Elle est toute petite et le niaiseux à Apu lui laisse la place quand il n’y a qu’une seule gamelle de nourriture. That’s my girl!

-Hey Papineau !
-Quoi Apu ?
-Je sais que tu aimes te vanter que tu es celui qui a tout enseigné à la petite criss, mais moi aussi je lui ai enseigné une chose.
-Ha oui… comme quoi ?
-Bah quoi faire quand tu sais que tu es sur le point de mourir .
-Voyons donc ! Elle est trop jeune pour apprendre ces choses-là. Lui a tu dis, qu’elle a 9 vies au moins ?
-Euh non…
-Innocent!

Je comprends tout maintenant. Elle sent que ça première vie achèvent et crois que ses jours sur terre sont terminé. Il faut la ramener ici. J’ai besoin d’aide. Il me faut le chat qui connaît toutes les ruelles et gouttière du coin. Ça me prend un Hans Solo pour aller chercher la princesse de mes humains….mmmm Je l’ai. Nelson le rouquin va m’aider !

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Chronique féline 4 – Si je veux de quoi, je vais l’avoir!

Il est 6h du matin. Voyons ce qu’il y a dans cette gamelle. Quoi rien!! I.N.A.C.C.E.P.T.AB.L.E. Ça doit être le maudit Apu qui l’a vidé ! Je n’ai pas faim, mais quand même. « Humains ! Humains ! » Ils n’entendent rien merde. «Humains ? Huuuumains? » Pas de réponses. Allons les voir dans la chambre.

Ils dorment. « Hey, youhou. c’est moi Papineau. Allo!!!! » Rien à faire. Tant pis, je monte sur le lit. « Hey ! J’ai…euhh ON a plus de bouffe. Je vais avoir faim moi un moment donné. » Incroyable, nous sommes samedi et ils ne sont pas encore levés. Il est à 6h10. Va-tu falloir que je grimpe sur le lit? « Humains ! Humains ! » Bon là ça fait. Je grimpe.

« Hey humains ! » Si je veux que mon humain mâle me porte attention je n’ai pas le choix. Faut que je lui grimpe dessus. Ok voilà. Je mets toutes mes 40 livres sur la patte avant droite. Rien ! OK tout mon poids sur la patte arrière gauche. Dans les cotes. Rien ! Maudit qu’il dort dur. Je peux bien m’acharner dessus pendant trois quarts d’heure, mais après je vais l’entendre se plaindre en disant « Criss, je me suis levé ce matin en ayant mal au chest ». Il va accuser mes 40 livres à la pesée.

Je crois avoir plus de chances avec l’humain femelle. « Humaine? Humaine?? Hého humain! » Elle m’entend, je suis assuré. Pour le mâle je lui accorde le bénéfice du doute. Les mâles ont toujours le bénéfice du doute de toute façon. Mais en ce qui concerne ma femelle, c’est sûr qu’elle m’entend depuis le début. Elle buck. Pas grave. Je ne la lâcherais pas. « Humain! Humainnnnn! Humain!!! »

Yes ! Je l’ai ! J’ai gagné. Jamais un humain est venu à bout de moi. J’ai toujours réussi à avoir ce que je veux. Elle est drôle mon humaine. Quand je fais cela, elle dit toujours cette phrase que je ne comprends pas. Elle me dit « Gros moron ».

Depuis qu’Elizabeth est arrivée, on se fait souvent appelé comme ça moi et et Apu. On entend souvent des choses comme « Les 2 morons sont-ils rentrées ? ». C’est comme si depuis l’arrivée de la petite, nos humains avaient décidé de nous renommer pour Morons. Sacrés humains. Me demande si c’est gentil comme nom. Ça doit !

Moi aussi je leur en donne des petits noms gentils. Plusieurs choses m’inspirent un surnom. Celui que je donne à mon humain mâle est lié à l’anecdote suivante.

Chaque fois que je désire aller dehors, je me plante devant la porte et comme Bart et Lisa Simpson quand ils voulaient aller au « Mont Splashmore », je les harcèle en répétant toujours la même phrase. « Je veux sortir, je veux sortir, je veux sortir, je veux sortir » .Je finis toujours par avoir ce que je veux. Au bout de 5 minutes, ils me font sortir en disant « Criss qu’il est fatigant. ». À force de faire ce manège, j’ai tout compris. Quand il tire la chevillette, la bobinette chie ou quelque chose du genre.

Une fois mon humain mâle s’est mis à bucker. J’avais beau le supplier pour qu’il ouvre la porte, il n’avait rien à faire. « Correct » que je me suis dit. « Je vais la tirer moi-même la chevillette et faire chier cette bobinette ». Je me lève sur mes 2 pattes arrière, m’étire le plus possible et atteins la poignée du bout de ma patte gauche. Rien, la porte n’ouvre pas. Je lui assène 3-4 coups, ça ne fonctionne pas. Toujours la patte étirée et sur le bout de mes « pas de griffes », je me tourne la tête et regarde mon humain en voulant dire « Aide moi donc l’épais ». Je vois son visage s’illuminer et il dit à mon humaine « Ho regarde le sortir sa tite patte! ». Il se précipite vers la porte et me fait sortir. Une autre victoire! Papineau 128, humain 0. Depuis cette victoire historique, j’appelle mon humain mâle « Grosse patte ». Elizabeth aussi l’appelle comme ça. D’ailleurs, elle est où ?

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3 – Chronique féline : Je veux MA litière

Lâche-moi, lâche-moi, lâche-moi, lâche moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, lâche-moi, lâche-moi, lâche-moi. Bon! Shhhhhhhhhhhh!

C’est quoi là ? Il s’ennuie d’Elizabeth « la petite  criss » et il se rabat sur moi ? Mon humain est cave. Il persiste à me prendre dans ses bras. Je hais cela. Surtout quand ce sont les humains mâles qui me prennent. Ils puent. Surtout le mien. Lui il m’appelle Apu et moi je l’appelle Éristique. Je sais que les 2 autres l’appellent Grosse pattes mais moi juste pour le faire chier je l’appelle Éristique. Je ne sais pas ce que ça veut dire et lui non plus. Je le sais qu’il ne le sait pas car je l’ai déjà entendu demandez « Ça veut dire quoi éristique ? ». Mon autre humain lui a dit de regarder dans le dictionnaire. Ça m’a rappelé cette émission ou le gars choisissait le nom de ses chats au hasard dans le dictionnaire. Voilà, je lui sers la même médecine. Comme il me fait, toujours érisssssssé le poil, et bien je trouve que le jeu de mot est parfait.

C’est la panique ici. Ils cherchent la petite criss. Laissez la faire. On est bien juste 2 chats ici. Je pourrais avoir une litière à moi tout seul. Moi la merde et le pipi des autres je veux rien savoir. Vous le savez bien. Une crotte de trop et BANG je ne retourne pas dans cette bécosse tant que je n’ai pas d’autre sable à litière.

Quand mes humains sont trop occupés par leur vie insignifiante, ils négligent les litières. Avant l’arrivé de la « petite criss » on en avait qu’une seule pour moi et Papineau. Comme le gros « saf » à Papineau mange toujours…..bah il évacue toujours aussi. Ce n’est pas trop long que la litière est inutilisable. Maintenant nous avons 2 litières, ça répartit la marde. Ils doivent la vider moins souvent. Ils ? Je dis « ils » mais en en fait le gros lâche à Éristique ne les vides jamais. Parait que je suis difficile. Pas du tout ! Une litière, ça se vide à tous les jours…maximum. Y’a pas de caprice là-dedans.

Apu pose fièrement devant "son" bac de lego

Apu pose fièrement devant "son" bac de lego

Parfois, pour envoyer un message clair que la litière devrait être vidé, je prends des mesures draconiennes. Par exemple, faire pipi dans un bac de Légo. Héhé j’en ris encore. J’espérais que ce soit Éristique qui se tape le nettoyage, mais ce ne fut pas le cas. Visa le noir tua le blanc. La dernière fois que j’ai fait un « statement » du genre, j’ai fait pipi sur un des nombreux t-shirts qu’Éristique laisse traîner. In your face sucker! Éristique est erratique sur le ramassage de linges. J’ai utilisé sa faiblesse pour l’atteindre. Paraît qu’il y a un chat qui a déjà fait pipi dans un grille-pain. C’est ma prochaine cible. Éristique est abonné au grille-pain. Il va capoter !

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2 – Chronique féline : Ponpon le mastodonte

Je sais que mes humains doivent être tristes en ce moment. Ils doivent se demander où je suis. Quand vais-je revenir. J’imagine Grosse patte sortir sur le balcon, pied nu et en bobettes pleines de trous. Il est toujours en bobettes. Il sort les vidanges en bobettes, il joue à la Ps3 en bobettes et il prépare ses petites patates au beurre en bobettes. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu une de ses couilles se sortir la face de ses bobettes. Toute gênée, hésitante, elle se présentait souvent la barbe pas faite.

cange

Grosse patte doit m’attendre sur le balcon en faisant ce son particulier. Le même genre de bruit qu’il fait quand il donne un bisou à Touptite, mon autre humain, mais en plus bruyant. En fait tous les humains font cela et tous les chats réagissent à ce son. J’appelle cela « le call du chat ».

Pauvre grosse patte. Arrête de te les geler dehors à m’attendre. Entrez toi et tes couilles. Je ne reviendrais pas ! Je le redis, le film de ma vie tire à sa fin. Ma décision est prise. J’ai trop grimpé de tablettes, trop mangé de mouche, trop avalé de poil et trop attrapé de puces. Le corps n’est plus capable de suivre. En passant, pour les puces ce n’est pas de ma faute, c’est mes 2 autres colocs qui en ramenaient toujours.

N’attends pas mon retour. Ça ne sert à rien des prier St-Antoine pour qu’il me retrouve. Je ne veux pas que vous me voyiez comme ça.

Grosse patte serait surpris de savoir que je connais St-Antoine de Padoue le patron des objets perdu. Mes humains croient que nous ne comprenons rien quand ils nous parlent ou quand ils se parlent entre eux. Nous comprenons ! Nous écoutons ! Si on m’appelle et que je ne viens pas, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris. C’est parce que ça ne me tente pas d’aller te voir. Je peux-tu avoir la paix des fois ?

La référence à St Antoine ne fait pas partie du film de ma vie, mais plutôt du sien. Trop jeune, je n’ai jamais vu la mise en situation du film de la vie de Grosse patte mais je l’ai entendu en parler. En l’écoutant j’ai appris plein des choses sur sa vie pré-Élizabeth. Pré-Élizabeth, comme si j’étais le pivot de son propre film. Donne-toi pas trop d’importance Élizabeth.

J’ai appris que bien avant moi, Papineau et Apu il y a eu Ponpon. Et comme nous sommes de la même espèce, on fait tous la même chose un jour ou l’autre..on se pousse.

Bien avant d’aller à la maternelle, Grosse patte à vécu avec un chat nommé Ponpon. Il était gros ! Plus gros que Papineau et Papineau yé gros en criss ! Tigré comme comme Apu. Mes deux colocs fusionnés en un seul chat. Un jour Ponpon a disparu. Plus de Ponpon ! Sa mère avait beau faire le « le call du chat » devant la maison, dans la ruelle du commerce « Payez et emporte » ou dans la ruelle de l’école St-sauveur, Ponpon ne se manifestait pas. La mère et Memmy, la grand-mère de Grosse patte, étaient résignés. Le règne de « Ponpon de la rue Fisher » était terminé. Il s’était poussé. En cette froide journée d’hiver, les humains adultes avaient perdu espoir de revoir Ponpon, mais Grosse patte ne désespérais pas. Il avait un plan.

Chaque fois qu’il cherchait une « tite auto », une toupie ou autre jouet Memmy lui disait, « demande à St-antoine. Il va le retrouver ». Mais avec la température hivernale qui sévissait, Grosse patte devait d’optimiser son plan. Il devait sortir des arguments massue. Du haut de ses 3 pieds, il serra les poings, leva le menton, ancra ses pieds dans le sol et cria aussi fort qu’un enfant de 4 ans peux le faire « St-Antoine ! Mets tes bottes et tes mitaines pis va chercher mon chat ». 2 jours plus tard, tout sale, Ponpon était de retour. St-Antoine l’avait repéré dans les vidanges du restaurant de L’oiseau bleu.

Malgré ce retour divin, Ponpon disparu quelque mois plus tard. Grosse pattes a cru que Ponpon avait simplement quitté la maison. Il apprit 25 ans plus tard, durant une conversation anodine, que maman et Memmy avaient dû l’envoyer se faire endormir. Je crois que Grosse pattes est encore sous le choc.

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1 – Chronique féline – Introduction

J’ai peine à garder les yeux ouverts. Je cogne des clous comme ils disent même si en fait je ne suis pas trop sûre de savoir ce que sont des clous. Le film de ma vie s’achève. Je suis à lire le générique. Je n’ai plus la force de continuer. Le peu de force qui me restait, je l’ai utilisé pour m’enfuir de la maison. Je ne peux pas mourir à la maison. Si j’avais pu leur laisser une note, je l’aurais fait, mais que voulez-vous… je ne sais pas écrire. Je me dis « Ça à commencer dans la rue et ça va se finir dans la rue. »

Dans un générique digne ce nom il faut une chanson qui fesse! Une chanson qui te rentre dedans. Pour mon générique à moi, celle qui me vient en tête est une chanson des Colocs. C’est grâce à la chanson Belzébuth qu’ils ont décidé de m’appeler Élizabeth. Dans leurs oreilles, le beat était bon.

Elizabeth

Elizabeth

Dans un générique digne de ce nom, il y a aussi des remerciements. On remercie les habitants de telle ville ou de tel quartier d’avoir « accepter » que le tournage bouleverse leur quotidien durant quelques semaines. Merci habitant d’avoir accepté de vous faire chier à trouver un stationnement 12 coins rue plus loin qu’a l’habitude. Merci habitant d’avoir accepté que le monde entier voit les cons qui fréquentent vos parcs et qu’ils subissent les canulars de l’émission « Les gags ». Oui des cons, car malgré qu’il y ait 12 camions de stationner, 3 boites de “plywood” avec une vitre teinter, une blondinette qui demande de surveillé son furet qu’elle tien en laisse et un policier avec une fausse moustache qui ne cesse de le tirer par le bras afin que vous fassiez face à la caméra cachée, l’habitant con est trop con pour voir le canular mis en scène par « Juste pourrir ».

Dans mon générique à moi, les remerciements concernent les habitants du plateau Mont-Royal.

Plus particulièrement, les chats de la ruelle Henri-julien et ceux de la ruelle hotel-de-ville. Sont-ils cons mes habitants ? Bah les chats non. En ce qui concerne les humains……Bah c’est des humains. Le mot le dit !

Dans un générique digne de ce nom il y a des…..noms. Plein de noms. Dans mon générique à tout le monde joue son propre rôle.

Papineau dit le gros tas

Apu dit le frustré

Oréo dit je vis sous la jupe de ma mère

Keyser Söze dit le boiteux

Milhouse dit celui qui se cherche des amis

Le chat méchant dit le chat méchant

L’ami chat 1, L’ami chat 2, L’ami chat 3

Nelson aka Darwin aka on ne sait plus trop

Big fat black cat dit le vétéran

Ponpon

Chouchoune dite la chasseuse

Doune dites la grosse

Au cours de ma longue vie qui s’achève, je n’ai pas rencontré tous ces chats, mais mon humain oui. Qui est cet humain ? Il se fait appeler Coolchef, Eltobito, El Barto, « El hombre que se sienta on de fuere », Princesse, Nounours, petit Pénis, immense pénis, Pierre Levert, Superfoot, ou Coucou. Devinez comment MOI je l’appelle….Allez un petit effort….Vous donnez votre langue au chat ? Héhé est bonne ! De mon côté, je l’appelle « grosse patte ». C’est un mâle. Ce qui est drôle, c’est que quand il me parle il n’est pas mâle du tout. Il prend une voix de bébé et fais la moumoune. On repassera pour la virilité.

Je l’ai bien aimé cet humain malgré le fait qu’il s’est assis sur moi 12 fois, qu’il m’a abandonnée plusieurs fins de semaine, qu’il me faisait manger de la nourriture sèche au lieu de la bouffe qui pue, qu’il m’utilisait pour ses expériences sociologiques et qu’il me cassait toujours les oreilles avec sa maudite phrase « à 500 $ de vétérinaire, crois moi qu’elle va resté en dedans longtemps ». Disons que ça a fait mon affaire qu’il trouve que ça coûte cher. Les visites ont été peu fréquentes. Je ne sais pas ce qu’ils ont ses vétérinaires, mais à chaque fois que j’y suis allé, ils m’ont rentré un bâton de verre dans les foufounes.

Mon humain Grosse pattes à rencontré plein de chat dans sa vie, mais c’est avec moi qu’il a dû affronter les vétérinaires pour la première fois. Son verdict ? « Tous des crosseurs ». Sais pas trop c’est quoi un crosseur, mais à ce que je comprends, les crosseurs sont des humains qui te rentrent des bâtons de verre dans les foufounes tout en te flattant dans le sens du poil !

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C’est odieux

Regardez la photo ci-bas et répondez à la question.
Qu’est-ce que cet homme fait de mal?

Ce n’est pas qu’il défi l’autorité
Ce n’est pas le fait qu’il empêche le gouvernement d’aller massacré les manifestants
Ce n’est pas le fait qu’il démontre au monde entier la faiblesse des militaires chinois face a l’adversité

Ce qui est vraiment inacceptable c’est que ce rebelle inconnue utilise des sac jetable.

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Expérience sociologique : Drag queen, bar miteux, saoulons, la totale

Dans la merveilleuse ville de Val-d’Or, il y a un endroit où la majorité des gens n’ont jamais eu le courage d’y mettre les pieds. C’est au centre-ville, tout le monde connaît la place même si en fait, je n’ai jamais vu, le nom du dit endroit affiché sur l’édifice. Il est peut-être écrit, mais moi je ne l’ai jamais vu. Tout le monde appelle cette place le « Château Louis ». Il fait quoi le Château Louis dans la vie ? En bas il y a un bar, en haut il y a des chambres. Quel genre de personne habite dans ses chambres ? Aucune idée et je suis pas sûr que les valdoriens les savent. Jamais j’ai été en contact de près ou de loin avec quelqu’un qui a habité là. Jamais j’ai entendu quelque chose du genre « Ha oui le cousin de mon beau-frère Rodrigue habite au château Louis ». Est-ce des chambres d’hôtel ? Je ne sais pas.

Dans le sous-sol, il y a un bar qui selon mon chum s’appelait le Bar des Variétés. Clientèle à majorité amérindienne rare sont les blancs comme moi qui ont osé y aller. Enteka, personne ne le clame sur les toits. « J’ai viré une brosse au bar des variétés ! » Mais si tu veux entendre « Jump » de Van Halen, c’est la place où aller.

Pour ce qui est du rez-de-chaussée, c’est encore plus nébuleux. Malgré le fait que j’ai passé devant des milliers de fois, j’ai jamais porté attention sur ce qu’il y a au rez-de-chaussée. Ma mémoire me dit qu’il y a comme un genre de barbershop sur un bord et des tables de pool de l’autre. Pas sûr.

Cette semaine Sandra m’a transféré une nouvelle qui faisait état d’un feu qui a eu lieu à côté du Château Louis. Je me suis donc mis à lui raconter ce que représente le château Louis pour les valdoriens. Je lui expliquai également que j’aime aller dans ce genre de place que les gens appellent trou et que personne n’ose y mettre les pieds. Même que durant un certain voyage à Terre-neuve, je m’étais donné comme mission de trouvé la place la plus miteuse de St-Jean.Je lui raconta que ça fait quelques années que j’ai dans ma mire le bar qui donne sur la rue St-Dominique en plein cœur du Red Ligth. Sur l’affiche, c’est écrit…BAR…that’s it. Comme le red ligth risque d’être transformé en centre d’achat qui vend des gugusses équitables, un certain sentiment d’urgence m’envahissait. Je dois mettre les pieds a cet endroit avant qu’il soit rasé équitablement. Comme le coin fait l’actualité, les médias parlent beaucoup du Café Cléopâtre un des commerces du Red Ligth. Sur l’affiche du commerce on y lit, « Danse à gogo » mais je soupçonnais que ce n’était pas la seule chose qui se passait dans cet édifice à 2-3 étages.

À ma grande surprise, Sandra m’arrive et me dit « Tu veux aller au Café Cléopâtre et à ton bar ? Go ! ».

Café Cléopâtre

L’endroit avait attiré mon attention suite à une affiche….euh je veux dire une feuille de cartable collé sur un poteau en face de La presse. Le texte sur la feuille faisait part qu’il y avait une fille tenue prisonnière depuis des mois dans la cave du Café Cléopâtre par un motard, que les médias taisaient l’affaire et qu’il fallait absolument faire quelque chose pour la libérée. Du n’importe quoi ! Mais j’étais intrigué. Donc, une affiche qui dit « Danse à gogo », une fille prisonnière dans un cachot au sous-sol et un chum que je suspecte d’avoir visité la place par pur hasard il y a 15 ans pour se rendre compte qu’il y avait des travesties. C’est trop ! Fallait que j’y aille.

On se retrouve moi et Sandra en avant de la porte du Café Cléopâtre. On franchit le cadre de la porte. La danseuse plantée là nous dévisage. Moi aussi. Je veux savoir si c’est un gars ou une fille. 4 pieds et 2….Ça doit une fille et une employée du bar de danseuses du premier étage. Moi le premier étage ne m’intéresse pas. Ce n’est pas des femmes nues que je veux voir, c’est des hommes. En fait, je veux voir les gens que vont voir les hommes déguisés en femmes….et si je suis chanceux, la fille prisonnière dans le cachot du sous-sol.

Nous montons vers le 2e étage. Grosse déception. Ya personne ou presque. Il y a un gars isolé à l’ouest, un autre à l’est et un au sud. Il y a également un couple qui semble être comme nous…des curieux. Des curieux qui vont voir des bizarres. Je suis sur le point de dire à Sandra que nous allons quitter. Le doorman ou doorwomen nous aborde. Mon évaluation est que c’était une femme jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche. Sa voix grave a semé le doute. « Le show commence dans 10 minute ». Un show ? Un show de quoi…des tout-nus ? Pas sûr que je veux voir des hommes finalement. On paie le pseudo « cover charge » et choisissons une table.

Notre serveur travesti arrive. Il s’assoit à notre table et prend notre commande. Les filles font aussi cela au « Hooters ». Seule différence, elles ont plus de boules et je n’ai pas vraiment le goût de me faire prendre en photo avec.

Impatiemment, nous attendons le show. Je suis intrigué par le DJ. Le gars est DJ au café Cléopâtre. Café où un vendredi à 11h30 il y a 7 personnes. Sa carrière ne va pas bien ! L’animatrice arrive.
-Boujour tout le monde vous allez bien ?

Pas un chat ne répond. Elle répète.

-Boujour tout le monde vous allez bien ?

J’entends quelques oui ici et là. Insatisfaite, elle pointe l’autre couple et demande

-Boujour, vous allez bien ?

Tabarnac… notre tour va venir et va falloir crier « Oui on va bien ». Pas moyen d’être low profile ! Elle nous regarde

-Boujour, vous allez bien ?
-oooouuUUUUIII

J’étais intrigué par la motivation des 3 gars seuls installés aux quatre points cardinaux du bar. Est-ce qu’ils sont là pour voir des gars habillés en femme ou des femmes qui sont en fait des gars . Dans ma tête, ça fait une différence.

L’animatrice s’adresse aux 3 gars isolés. Bonjour Conrad, bonjour Albert. Bon ! Quand l’animateur connaît ton nom, c’est que tu es vraiment souvent présent aux shows. Ça doit être bon.

On nous annonce la présence sur scène de Miss Cléo 2008…moi qui a toujours rêvé de rencontré une miss quelque chose…je vais être servis. Miss Cléo arrive sur scène avec une autre fille. Leurs performances commencent. Du lypsync. Comme au superbowl. C’est ça leur show. Ils font du lypsync. J’essaie de comprendre la satisfaction que l’on peut avoir à faire du lypsync. Quand tu as 10 ans OK. C’est drôle….J’en ai déjà fait sur une chanson de Def leppard ,« Rock of age ». Mais quand tu es adulte ??? Enteka le Conrad en arrière de nous ne se pouvait plus. Le gars était tellement satisfait de la performance d’un des travesties qu’il taponnait une des filles. Elle était venue lui demander son feedback…elle l’a eu son feedback.

Il y avait plus de performer que de client. Nous avons vu 4-5 chansons. Après un lypsync de Miss Cléo qui essayait de ressembler à une nymphette, on a quitté l’endroit. Va pour le gars qui essaye d’avoir l’air d’une femme…mais passer pour une ado? Criss man tu mesures 6pied et 2 et t’as une face carrée c’est pas vraiment crédible. La jupette carreauté n’y change rien….Je te conseille d’oublier ce lypsync si tu te présentes à Miss Cléo 2009.

Le BAR

J’avais compris que le bar de la rue St-Dominique auquel je rêve de visiter depuis des années est en fait sur la rue St-Laurent en face du Café Cléopâtre. La fameuse affiche « BAR » sur la rue St-Dominique est en fait pour l’entrée arrière de l’établissement. Contrairement au Café Cléopâtre, mon cœur a été rempli de joie dès mon entrée. C’est vraiment un bar miteux comme je l’imaginais depuis toutes ses années. En plus, il y a plein de clients. J’ai en masse de chose à observer.

En entrant, je vois 2 personnes qui dorment sur leur table respective. Ça sent le saoulons. Nous essayons de trouver une place pas trop près des fucker et pas trop isolé non plus. Il y a un gars qui chante. Le genre de « performer » qui s’amène avec un Casio et un ordi. C’est à la limite du karaoké. Le gars chante une chanson de Pierre Lalonde et en plus il y a des gens qui dansent. Nous sommes sur une autre planète. Il y a un jukebox et ils vendent de la grosse bière…De la grosse bière ça c’est cool !

Il y a 2 couples littéralement mal matchés. Le premier couple est composé d’un gars pas trop grand, en forme, pas trop chaud et d’une femme tellement saoule qu’elle dort. Côté apparence physique, le mixte ne marche pas ! Le gars est debout à côté et la minouche. Il la minouche, mais elle n’est aucunement consciente de rien.

Le deuxième couple est encore plus mal matché. Le gars et la fille semblent moins paquetés, mais cibole. La femme ressemble au nain du groupe les Mimes électriques et le gars est un genre d’asiatique avec une couette dont l’apparence est plutôt conventionnelle.

Au cours des 45 minutes, nous avons assisté à un défilé incessant d’événement auquel nous ne sommes pas habitués de voir.

-Le gars du premier couple mal matche décide d’enlevé s’est bas pour aller dansé
-Une femme blonde habillée d’une robe digne de la mairesse boucher
-Une femme chien barbette qui se promène dans le bar. Elle a une coupe de cheveux comme la fille dans le film « The ring »
- Des prostitués
- Un groupe de 6-7 personnes qui semblent vraiment s’être retrouvées dans ce bar pour faire la fête. Me semble que sortir en gang c’est pas là que j’irais.
- Des pimps
- Des livreurs de drogue
- Le gars nu-pied qui vient me voir afin que nous surveillions sa bière. Je lui ai dit OK sauf que c’est sur que si quelqu’un avait décidé de partir avec sa bière je n’aurais rien fait. Je me voyais pas commencer a argumenté avec un je ne sais pas quoi sur le fait qu’il ne peut partir avec la bière de je ne sais pas qui. Le gars est jamais revenu… on suspecte qu’il est allé se faire piper dans la ruelle.

Et pour couronné le tout, une femme qui ce faire une clé de bras par le waiter et la met a la porte. Un waiter old school qui contrôle son bar avec une main de fer.

Après cet évènement nous avons mis fin à notre expérience sociologique. Parait que la grosse soirée au Café Cléopâtre c’est le samedi. Nous avons passé à ça d’y retourner. Surtout que l’histoire du cachot n’est pas élucidée.

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Jour 27 – 28 : Fin du voyage solo

Je t’ai dormi la ride DavidCiaudad de Panama comme un bébé. Comme de raisons les trois allemands ne m’ont jamais adressé la parole et en plus il n’ont jamais essayé de m’aviser que nous étions arrivés. Je me suis réveillé et il y avait plus un chat autour de moi. Je sors presque en courant et va ramasser mes bagages. Nous sommes dans un mega terminus d’autobus. Ça ressemble à un aéroport. Des rampes très larges pour circuler. Deux à trois niveaux, des commerces. On est loin des petits terminus qui déservent une seule compagnie, qui sont clôturé pour nous protéger et avec plein de chauffeurs de taxi dont la moitié du corps est dans la porte. Souvent ils ne peuvent être dans le terminus. Ils se placent donc les pieds dehors et la moitie du corps en dedans en criant “Taxi” . Ici j’ai comme l’impression que l’autoroute passe dans le terminus. Comme s’il y avait un quai d’embarquement dans le tunnel Ville-Marie.

 

Je prends un taxi. évidemment le gars embarque deux autres personnes avec moi. S’ils le peuvent, ils vont bourrer la voiture de personnes. Je ne sais pas trop où je suis. Ce n’est pas que je le sais davantage les autres fois mais j’ai quand même une vague idée. Là, rien du tout. Avant de prendre le taxi dans lequel je suis assis, j’ai négocié avec un autre. Le gars voulait cinq dollars. J’ai dit non! Seulement parce que ça ne me tentait pas de dire oui au premier venu. À David, ça m’a coûté rarement plus que deux dollars. Pour ce taxi, comme nous étions trois passagers, je n’ai pas validé le prix. Ça peut difficilement être plus que cinq dollars et normalement, je dis bien normalement, il devrait me charger moins. Mon but c’est de voir combien les autres vont payer et d’accoter cela. Le premier passager débarque. Il donne un gros 1, 50$. Ok mais on a pas fait long. Je ne dois pas être si près que cela si l’autre zoinzoin voulais 5$.

 

La route ce poursuit. Le paysage? Des gratte-ciel en construction partout partout au loin et des maisons en ruine partout partout “au près”. Le deuxième passager débarque. Il donne 3$US. Ok 3 + 1,50 égal 4,50$. Je suis le dernier passager. Un petit trois minutes plus tard j’arrive à l’hôtel. Bon, je vais lui donner 3$ US également. On verra bien ce qu’il va dire. Ça ferait 7,50$ pour la gang. C’est un bon deal. Je lui présente mes trois billets de 1$. Maudits américains avec leur billet de 1$. Tu te penses full aux as et tu réalises finalement que c’est sept 1$ que tu as dans les poches. Le gars voit mes billets et s’exclame

 

- No,no,no,noooooo

 

- Whaaaaaaaaat?

 

- C’est au moins 4$

 

- Mouias….OK !

 

Je lui donne son “au moins 4$”. Je crois que 3$ était justifié. L’autre gars a donné trois dollars. Mais bof, disons que je sauve 1$. J’arrive à l’hôtel. Il est 6h20 du matin. J’arrive dans le “lobby”. Il y a 2-3 sofa et plein de gens couché dessus. Il est tôt et ils sont sûrement en attentes que des lits ce libèrent. Dans mon cas, j’ai pris la chambre avec air climatisé et salle de bain. Le gros luxe attends Sandy. Il fait noir dans le lobby, je ne vois pas grand-chose et on dirait que c’est le bordel dans le bahut. Le gars de la réception m’avise que la chambre sera prête à 11hrs. Je m’en doutais bien. Je laisse mes affaires là et part erré dans la ville. Je laisse mes choses là mais je trouve que c’est pas trop sécuritaire. C’est genre drette là dans le lobby où plein de gens passent. J’ai 4h à tuer. 4h à tuer dans un café internet c’est facile, mais je ne connais pas le coin et c’est sûr qu’il n’y en aura pas d’ouvert à cette heure. Le matin va être long.

 

J’erre dans la ville. Je suis dans le quartier des banques. Je spotte quelques restaurants qui semblent intéressants, mais je ne veux pas y aller, car je veux les découvrir avec Sandy. Je ne veux pas lui dire, “Bof lui j’y suis allé”. Je me réfugie dans un Mcdo. C’est sûr que Sandy ne souhaitera pas “découvrir un Mcdo” ici. Je bouffe ma crap et attends. J’ai un chandail à manche longue sur le dos, car la femme de l’hôtel à David m’avait averti. “Il fait froid dans le bus.” Elle avait raison. Les trois allemands on souffert…suckers! Et là c’est moi qui souffre car il faut chaud pas mal…sucker!

 

Il approche 9h. Je décide d’aller essayer de trouver un café internet. Ils semblent moins nombreux ici. Erreur. J’avais seulement les yeux pas assez ouvert. Je me met à les spotter comme George Costanza spottait les racoons sur la route avec Jerry Seinfeld. Un à gauche, un à droite, un au 2eme. J’en vois un sur le même côté de rue où je suis. Si tu as la chance d’éviter de traverser la rue prends là! C’est pire qu’à David. J’ai hâte de voir Sandy là-dedans.

 

Je retourne à l’hôtel pour terminer le chek-in. Le lobby est plus éclaire et là, je confirme que c’est vraiment le bordel. Il y a du stock partout. J’arrive à la chambre. Elle est OK, mais le lit est ordinaire. Je le teste en me claquant un petit roupillon. Je me réveille vers 1h et retourne en ville. De retour à l’hôtel vers l’heure du souper, j’explore les autres pièces bordéliques de l’hôtel. Dans la cuisine il y a une gang des boys qui se sont fait une chaudière de kraft dinner. Moi j’ai un petit paquet de saucisse acheter en face. Saucisse qui trouveront rapidement le fond de la basura…pas mangeable criss! Je ne sais pas qu’est ce qui m’a pris d’acheter des saucisses. Moment d’égarement. Parmi la gang de boys, il y a un gros qui se promène en bedaine, plein de poil dans le dos, crac de fesse à l’air et plein de poil dans la crac de fesse. Vraiment “sexy” et désagréable à voir.

 

Le lendemain matin c’était LA journée où MA mission la plus importante du voyage avait lieu. Aller chercher Sandy à l’aéroport. Faut que je soit là à temps. Je ne veux pas qu’elle soit seule ici une seconde. Pendant que le gros poilu en bedaine tourne en rond dans le lobby, je fais un deal avec la madame de l’hôtel. À l’origine je devais me taper 1h de bus à l’aller et du taxi au retour pour un total de 1,25$+25$. Suite au deal, je ne fais que du taxi pour 30$. Pas de risque de passer droit, de prendre le mauvais bus ou de me retrouver assis à côté d’un jeune de huit ans avec un perroquet sur une branche. Ça m’est arriver à David. Un passager a foncé dans la branche que tenais le garçon. L’oiseau t’a lâché un WACKKKKK! de la mort. J’ai tellement fait le saut!

 

J’arrive à l’aéroport. Elle est là. Oui! On a réussi. Nous avons respecté nos échéancier, même pas besoin de phase 2. Tout est dans les temps! Perfect! Presque perfect. Reste l’hôtel. C’est le plus poche que j’ai eu à date et j’ai le goût de plus de confort. Voyons le feedback de Sandy avant de flusher la place. Nous arrivons dans le lobby…Le gros en bedaine est “effoirer” sur le divan du lobby….même pas besoin de voir la chambre. On fout le camps!

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Jours 26 – 27 : Ta face me reviens pas

J’ai de la misère avec ceux qui voyagent plus de deux ensembles. Tout seul tu n’as comme pas le choix.  Tu dois être humble, laisser ton arrogance à la maison, écouter, questionner, te fasciner etc. À deux, c’est pas mal la même chose, mais en plus il y a l’aspect partage d’expérience, de point de vue de l’autre, de deux têtes valent mieux qu’une, de sécurité etc. Et, tu n’as pas besoin de te parler tout seul en con.

À l’hôtel où je suis, je dors dans un…dortoir. C’est la première fois depuis mon départ et ce sera la dernière, car à la Ciaudad de Panama tout a été réservé depuis Septembre. Elle doit tellement être tombé dans la crac cette réservation. J’avais prévu être dans des dortoirs tout le long mais finalement ce n’est pas cela qui est arrivé..j’ai même eu la TV a quelques occasions. Tassez-vous sti, je voyage dans le luxe. Bah, certain peuvent considérer que j’ai dormi dans un dortoir à Mananagua en raison de la présence du monstre de la chambre #3 et de Mouchozoide. Considérant le fait que El backpacker a tué Mouchozoide 30 minutes après son arrivée et que le monstre de la chambre #3 ai sacré le camp sans laisser d’adresse le statut de co-chambreur ne s’applique pas vraiment.
 
Pour ma dernière journée dans le dortoir, il y a trois allemand qui se pointe. En arrivant leurs faces ne me revenais pas. Ils sont trois et tombent donc facilement dans le mode, on s’isole, on est arrogant. Ça rentre et ça se dit “Tasser vous. On est hot et on ne veut rien savoir de vos pays…à part toi la blonde aux grosses boules.”. Ils s’auto-proclame les kings de la place. Ils monopolisent la proprio, écoute plus ou moins les consignes. Genre tenez la porte de la chambre fermée. Ils ne le font pas ce qui a pour effet que le chien de la proprio a maintenant une fixation sur mes bas. Il rentre dans la chambre à tout  bout de champs et en vole un. En fait je ne savais pas que j’avais autant de bas. À la fin de la journée la proprio est venue me voir. Elle en avait trois dans les mains. “Je les ai lavé. J’ai passé la journée à les lui enlever de la bouche”. Pendant trois jours tout était sous contrôle avec mon stock et là ça fait quelques heures ces trois allemands sont arrivés et je dois gèré le vol de bas par un spanish coker. Leur face ne me reviens vraiment pas.

À un moment donné, je dois aller dans la chambre. Il est 18h criss. Ça dort! Ils ne vont pas dormir déjà. J’ai des affaires à classer, un lit à arranger et du bruit à faire. Dans une situation inverse, comme ils sont trois, ils seraient arrivés dans la chambre, ce seraient foutue de mon sommeil, ils auraient fait leurs patentes et sûrement sorti en claquant la porte. Où la laisser ouverte pour que le chien puisse voler mes bas. Comme je suis humble, avenant et un gentil garçon, je respecte leur sommeil et remets ce que je dois faire en espérant qu’ils vont se lever plus tard.
 
Ça fait quatre jours que je suis là et je suis le vétéran de la place. Posez-moi des questions et je connais la réponse. Ok j’attends…allo? Bon tous ce foutent de moi, mais enteka. Je suis le roi et ce n’est pas trois allemands qui vont venir m’enlever le titre. I rule the place! La preuve? J’ai la télécommande de la TV. La télé était sur ESPN Deportes. Il y avait un combat de boxe. Je change de poste. Un bonhomme se pointe deux minutes après mon changement “d’osti d’canal”. Fif sur les bords et à moitie chaud.

- You like boxing?

Mouias. je comprends que c’est ce qu’il était en train de regarder. J’aime la boxe, mais pas regarder deux boxeurs obscurs du Zimbabwe.  Je ne tripe pas autant que mon chum Dessuro.  Je remets la télé au bon poste. En tant que roi je dois être à l’écoute de mes sujets. Anyway, selon mes calculs scientifiques, le combat se termine dans 10 minutes. Le bonhomme me parle et je remarque qu’il ne sait pas trop si je comprends l’espagnol ou l’anglais….Gnangnangnan(rire de Jojo l’afreux personnage du dessin animé Bout-Choux et casse-coup). Je vais faire mon evil un peu. Je vais garder la chose ambiguë tout comme il le fait avec sa sexualité. Le gars est vraiment mélangé. Parfois il me parle espagnol. Je réponds par des hochements de têtes. Parfois il me parle en anglais. D’autres réponses par hochements de tête. Jamais, il ne saura si je l’ai compris…mouhahahahah.
 
Tiens les trois allemands quittent. Ils libèrent la chambre et vont passer la nuit ailleurs. Semblerait qu’ils étaient là seulement pour se reposer. Pfff, ils ont senti que le roi n’appréciait pas leur présence et ont déguerpi de peur de représailles.

Le lendemain, comme je quittais à minuit je n’avais pas de chambre. Je payais juste le droit de rester à l’hôtel en attendant. Comme je suis encore plus vétéran que la veille, j’ai acquis la confiance de la proprio. Je sais où est la clé pour l’entrepôt des bagages, j’ai accès à sa salle de bain, elle me passe une serviette pour pas que j’emballe la mienne tout mouillé…je suis vraiment le roi. À 11hrs j’appelle mon taxi et je laisse mon trône au couple d’hollandais qui sont là depuis au moins deux jours.

J’arrive au terminus. Il y a encore de l’incertitude concernant la date du billet. Suis-je la bonne journée? Je regarde mon numéro de banc. J’ai le siège un. Cool, j’aurais de l’espace pour les jambes. Je présente mon billet au gars des bagages. Il le regarde, prend mon sac et me donne un ticket. Good! Je suis la bonne journée. Je suis à attendre pour monter dans le bus quand je vois arriver….les trois allemands. Bof nous sommes sur un terrain neutre. Ils peuvent bien être fendant tant qu’ils veulent. Je monte dans le bus. Je me rends à mon siège. Je m’assoie et commence à faire des calculs. Je suis seul, il y a un banc de libre à côté de moi et ainsi que deux autres dans la rangée d’à côté. Donc trois sièges de libre à côté de moi. Fuck. Je vois les allemands arriver. M’a tellement leur ronfler ça dans la face! Ils vont regretter de m’avoir rencontré! Ça vous apprendra d’avoir une face qui ne me reviens pas.

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Jours 25 – 26 : L’instinct du chasseur

L’hôtel où je reste est tenu par une américaine. C’est sa maison et elle a aménagé des chambres pour les voyageurs. Souvent les gens ne restent qu’une journée, car c’est un endroit de transition pour les surfers. Les gens passent par là pour ensuite aller à Boquete. Actuellement, il y a un festival dans le village et il est impossible de trouver un endroit ou rester. Donc les gens de mon hôtel restent plus longtemps à David et se contentent de faire des « daytrip » à Boquete. Ce n’est pas trop loin et cela coûte 1.50$ pour une ride de 1h dans un autobus scolaire. Cela devait faire 25 ans minimum que je n’avais pas embarqué dans un bus scolaire. J’avais oublié le concept du banc avec la bosse de la roue. Me semble que dans le temps c’était cool d’être assis sur banc où il y avait la bosse de la roue. Mettons que là c’est moins le fun. Petite séance de yoga pour réussir à t’asseoir là.

 

L’Amérique centrale a fait face des pluies diluviennes cet automne et Boquete a été particulièrement touché. Par conséquent ils ont fait un Toronto d’eux-même. À Toronto, suite à la crise du SRAS il y avait une campagne pour redonner un boost à l’économie de la ville. Il encourageait les gens à y aller et avait même organisé un concert des Stones. À Boquete ils ont fait la même chose. Venez flamber votre argent en ville. Donc la place est paquetée de touristes panaméens.

 

Une vielle madame américaine s’est collée après nous autres. Elle a décidé qu’elle était LA spécialiste du Panama.

 

-Le propriétaire du garage Toyota est une femme super riche et possède plein de garage comme cela.

 

Ok mais c’est un nom de gars qui est écrit sur l’affiche

 

- Il y a beaucoup de trafic sur cette route le matin

 

Ha oui…wow.

 

- Le proprio du Super 99(épicerie) va se présenter comme président du Panama

 

Ouf je n’en peu plus. La gueule ne lui arrêtait pas. Une ti-jos connaissante. Tu en sais trop la grande. Va visiter l’Ouzbékistan. Tu vas nous donner un break d’étalement de tes connaissances.

 

La visite de Boquete n’a pas été la grosse affaire. Sur le site des festivités il y avait des kiosques. Des gugusses d’artisanats où les gens vendent des choses pour des miettesde pain, côtoyait des kiosques de concessionnaire automobile. Me semble que des kiosques de char c’était un peu overkill.

 

Le lendemain, c’était jour de paperasse. Achat de mon dernier billet d’autobus et trouve le bureau de poste pour envoyer une carte postal à Belleville. Si vous en voulez, envoyez moi votre adresse. La dame de l’hôtel m’avait dit qu’elle pouvait les envoyer pour moi. J’avais fait cela à Salta, Argentine et le gars me les a jamais posté. Je refuse son offre. On n’est jamais mieux servi que par soit même.

 

Je mémorise la carte du quartier pour trouver le bureau de poste. Ce n’est pas très clair pour se rendre là à partir du terminus et la dame m’avertit que ce n’est pas si près que cela. Pas grave madame. Mon instinct pour trouver des endroits est puissant, très puissant. Les rues sont spaghetti mais je devrais m’en sortir. Faut que je trouve la rue Simon Bolivar….me semble. Je ne sais plus trop.

 

Je décide de commencer par l’achat du billet d’autobus. J’ai amené un 50$ US. Comme de raison ils ne les prennent pas. Erreur d’amateur. J’ai de la misère à casser des 20$ et moi je m’en vais accepter des 50$ à la banque. Vraiment! C’est comme si ma grande magouille n’a servi à rien. Je suis pris avec deux 50 dollars. Je récupère 100$ d’un bord et en perd 100 de l’autre. Je suis pas mal tanné de ce gossage de cash là. Je vais donc au guichet…carte ne marche pas. Maudit calisse de criss de tabarnac d’ostie de ciboire de bizounage de maudit cash flow que je suis plus capable ostie calisse de criss.

 

Trouvons le bureau poste ciboire de gossage de naissage….il en manque un. Ha oui! De niaisage d’ostie. Je prends une rue au hasard. Ma mémorisation de carte n’est plus vraiment mémorisée. L’instinct « kicked in ». J’observe le quartier, analyse la configuration des rues et du trafic. Je regarde au loin. Ça semble assez commercial. Ok je prends à gauche. Que vois-je…rue Simon Bolivar.

 

Maintenant à gauche ou à droite. Bah je suis au bout de la rue. À gauche. Elle était facile celle-là. L’instinct n’a pas eu grand- chose à faire. J’emprunte la rue. Je me dis que le bureau de poste n’était peut-être pas sur cette rue finalement. Pas grave. Je fais appel à mon expérience. Question :

 

- Suite à tes observations, quels édifices sont les plus imposants en général?

 

Facile. Banque et bureaux de poste. On est loin des comptoirs dans le fond du Jean-coutu. C’est toujours une grosse battisse super clean qui te donne envi d’aller la visiter. Je commence donc à descendre la rue Simon Bolivar tout en prenant soin de regarder sur les rues qui la croisent pour voir si je ne verrais pas un édifice qui ressemble à un bureau de poste. Après 6-7 coins de rue, aucun signe de bureau de poste. Oh je vois sur une autre rue plus loin un gros édifice blanc qui diffère de la structure des autres présents dans le coin. Évaluation, analyse (je ne veux pas gaspiller des pas) et décision. Allons voir. Et voilà, en plein dans le mille. Je fais ce j’ai à faire comme un grand. On est loin de 2005 où j’avais amené un américain qui parlait espagnol avec moi parce que je n’étais même pas capable d’acheter un timbre.

 

Qu’est ce qu’il y a en face du bureau de poste. Un gros édifice. Une banque. Ma carte marche. Il me reste qu’a acheter le billet. Ça s’annonce compliquer. Ils font partir le bus à minuit.

 

Si je dis à la fille que je veux un billet pour demain à minuit, est-ce qu’elle va penser que je parle de ce soir ou du lendemain? Normalement minuit c’est le changement de journée, mais généralement les gens considèrent demain quand il y a une séance de sommeil. Si tu donnes rendez-vous à ton pote à 1ham et qu’il est 9hpm, tu ne lui dis pas à demain. Mettez donc le départ à 11h59. Là je dois gérer cela en espagnol. Je serais tout mélangé en français imagine en espagnol. De peines et de misères je réussis à faire comprendre à la fille que c’est demain que je veux partir. Tous semble clair. Elle me donne le billet. Je vérifie la date. 12h00 14 janvier. Si on part du fait qu’à minuit la date change ça veut dire que le billet est pour ce soir, car nous sommes le 13. Mais comme il semble clairement que la fille parlait de demain soir je vais assumer que la date n’est pas bonne. La compagnie doit considérer qu’il faut avoir eu une séance de sommeil avant que la date change…Quoique un bus ça ne dort pas….Aidez-moi quelqu’un!

 

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